En amont,
un DNSEP aux beaux­-arts de Grenoble.
Des recherches portées sur le froid comme principe de vitalité. Des dessins, des notes, le récit d’une expédition fictive autour de l’Antarctique, un mot « orogenèse », quelques grammes de magnésie et une carotte de glace décristallisée.
Il y a eu aussi l’apparition d’une renarde, les livres de Gaston Bachelard et de Jean Malaurie, les chansons de Geneviève Castrée et le jardin de mis abuelitos…

Désormais, il est question de penser avec les mains après avoir écrit avec les dents.
Des projets de fanzines, des visions extatiques, des histoires de montagnes et de volcans.
Habitée par ce que serait une anthropo-géographie du minéral, je poursuis mes recherches travaillant sur la nuit comme espace de création poétique.
Vient s’y déployer SILVA BOREALIS, une mythologie de géantes, d’êtres intermédiaires, se tenant sur le seuil pour enregistrer le monde.